Le Mokélé-mbembé

« celui qui peut arrêter le flot de la rivière »

Et là plusieurs questions nous viennent à l’esprit….

Qu’es-ce que le Mokélé-Mbembé ? Où vit-il ? Mythe ou réalité ?

Partons à l’aventure !!!

Des récits sur le mokélé-mbembé circulent depuis près de 250 ans,

Dessin ancien des pygmées du Congo

L’environnement de cette histoire.

Nous sommes dans la forêt tropicale humide du bassin du Congo, bassin versant du fleuve Congo s’étendant sur dix pays, plus précisément dans la région du Likouala.

C’est l’une des dernières forêts originelles qui subsistent dans le monde et 80% de son territoire de 660.000 km² n’est pas répertorié, cartographiée d’après le gouvernement congolais. Cette immense forêt dense et inondée, laisse donc la place au mystère, à la création de mythe et légendes.

On sait que le climat y est resté chaud et stable depuis 200 millions d’années. Sa flore n’a pas évolué depuis l’époque du crétacé, période qui se termine avec la disparition des dinosaures.

Cette région se trouvait alors au centre de la Pangée, le continent unique qui allait se scinder en Gondwana et Laurasie, à l’origine de nos continents actuels. On trouve difficilement meilleur endroit pour fantasmer sur de mystérieuses créatures. Même si l’on peut se poser des questions sur les motivations véritables des Congolais qui soutiennent l’existence du Mokélé-Mbembé.

La communauté scientifique est unanime pour penser que la plupart des espèces animales qui nous restent à découvrir vivent là-bas, environ 10 millions.

Il ne faut pas oublier que Il aura fallu dix ans aux zoologues occidentaux pour admettre que le cheval rayé forestier que les Pygmées appelaient atti était une girafe à cou court, zébrée sur la croupe, l’okapi. De même, que le gorille de montagne n’a été découvert qu’en 1901, alors que les populations le connaissaient fort bien.

Pour notre histoire, cela fait plus d’un siècle que les Pygmées y témoignent de la présence d’un animal mystérieux fréquentant les fleuves et marécages de cette région.

Une créature énorme qui ressemblerait à un reptile avec un long cou, une longue queue et une corne qui lui servirait pour tuer des éléphants, dont ils raffolent de la moelle épinière des défenses en ivoire de celui ci. Il ne serait en aucun cas carnivore, mais plutôt herbivore, car il se nourrissait principalement des fruits en forme de pommes d’une plante locale, le Malombo.

Les autochtones insistent sur le fait que la bête est « mi-lézard », « mi-éléphant ». Sa peau est décrite comme « épaisse », telle celle d’un hippopotame, d’un rhinocéros ou d’un éléphant. Une certitude est que le mokélé-mbembé partage à la fois des caractères reptiliens et mammaliens.

Une certaine inimitié semble aussi exister entre l’hippopotame et  le mokélé-mbembé qui ne supporterait aucun autre gros animal amphibie dans « son secteur », et d’ailleurs s’il voit des pirogues, il chercherait à les soulever.

Quand il y a des hippopotames dans la rivière, ceux-ci ne se montrent pas en amont, là où règne le mokélé-mbembé.

En plusieurs siècles, plus de 50 expéditions de scientifiques occidentaux ont été organisées pour rechercher cette mystérieuse créature. Mais aucune preuve n’a été trouvée, mise à part une grosse empreinte de patte en forme de griffe enregistrée par un missionnaire français en 1776,

La fameuse empreinte

et quelques photographies floues peu utilisables, sur le monstre mythique.

Néanmoins, au même titre que le monstre du Loch Ness qui hanterait les hautes terres écossaises, les habitants de la région y croient: «Quand les gens se réunissent autour d’un feu de camp, ils parlent du Mokele-mbembe. C’est quelque chose qui fait vraiment partie de leur vie quotidienne», raconte Paul Ohlin qui a vécu plus de 10 ans au Congo et en République centre-africaine

«Je mettrais le Mokele-mbembe dans la même catégorie dans le monstre du Loch Ness, pense Bill Laurance, un spécialiste des forêts tropicales et professeur à l’université Cook d’Australie, mon sentiment est que la possibilité que cette créature existe réellement aujourd’hui est limitée. Mais, ce que l’on apprend très tôt avec la science, c’est qu’il ne faut jamais dire jamais. On continue à découvrir de nouvelles espèces».

D’autres, comme l’écrivain américain Rory Nugent parti à la recherche du monstre mythique congolais, craignent que cette région du Congo ne devienne une zone touristique comme en Écosse, une sorte de «Congo Disneyland». Organiser des expéditions pour chasser le Mokele-mbembe pour des touristes ou explorateurs du monde entier, serait une aubaine pour l’économie locale!

« On a tort, par peur du ridicule, de ne pas prêter une oreille attentive aux légendes fantastiques des hommes appelés primitifs« , commente Michel Ballot. « Elles sont basées parfois sur des êtres réels que nous classerons un jour. »

Aujourd’hui, cet animal a toujours de quoi alimenter les fantasmes, pour peu que certains tentent l’aventure pour le retrouver.

« C’est le cas de Jérôme Raynaud et Michel Ballot, biologistes, naturalistes et explorateurs , la rivière Boumba, au sud du Cameroun, serait le centre des efforts des explorateurs.

Quand bien même le Mokele-Mbembe n’existerait pas, c’est la recherche d’une nouvelle espèce animale qui les intéresse. Retour avec eux et en images sur l’histoire de cette recherche, l’histoire de l’aventure mystique du « Loch Ness » africain… » SOURCE TV5 MONDE/AFRIQUE

Mais il n’existe pas de véritable preuve physique, ni de photographie incontestable de l’animal mystérieux, malgré les efforts des cryptozoologues.

Alors à vous de croire ou ne pas croire à l existence du dernier dragon d’Afrique.

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